L’ouverture de la truite 2017


Depuis que je pêche, c’est la première fois que je fais l’ouverture de la truite. Car pour pouvoir faire cette fameuse « ouverture », encore faut-il avoir l’opportunité de pouvoir pêcher dans une rivière classée en 1ère catégorie piscicole, et qui possède une population de truite.

2017 m’a permis de réaliser cette première, de l’année comme de ma vie.

Avec mon ami Richard, nous nous sommes rendus sur le Gave d’Aspe, sur un pool que nous ne connaissions pas, quelque part  entre Oloron Ste Marie et Urdos…

Le Gave d'Aspe

Le Gave d’Aspe

Forcément, le niveau de l’eau était un peu haut, mais rien de rédhibitoire, et la clarté de l’élément liquide était plutôt bon pour la saison, pas encore affecté par la fonte des neiges.

Le bilan pour cette première de l’année, est finalement bon, car même si aucune truite n’est parvenue à l’épuisette, nous aurons néanmoins réussi à faire monter quatre truites sur nos mouches, et nous aurons vécu notre première retombée de spent. Et un moment partagé au bord de l’eau, avec ou sans poisson, et toujours un bon moment.

Nous nous sommes promis de revenir plus tard dans la saison, pour tenter cette fois ci, d’immortaliser la bouille d’une truite de l’Aspe sur la carte SD de nos Nikon.

La canne et la rivière

La canne et la rivière

St Croix Mojo Bass Fly


Début janvier 2016, un ami moucheur me fait part d’une nouveauté qui doit pointer le bout de son scion sur le marché de la canne à mouche : St Croix, marque emblématique de canne à pêche outre atlantique, sort un modèle spécialement dédié à la traque du blackbass à la mouche, sur la lancé de SAGE avec sa série de cannes BASS II.

Il s’agit de la Mojo Bass Fly, issue de la gamme Mojo Bass, constituée de trois cannes de même longueur, en 7’11, pour soie de #7, #8, #9, en deux brins.

Aussitôt la nouvelle connue, je fonce sur le web pour tenter d’en savoir plus. Forcement, rien sur les sites français, mais quelques infos et premiers retours sur les pages web US et canadiennes. Ca a l’air d’être du tout bon !

Le prix tout d’abord, $ 149. Donc en calculant le prix en €uros, avec la marge de l’importateur et celui du revendeur, la barre des 200€ ne devrait pas être dépassée. Un point positif en plus, car la SAGE Bass II tourne dans la gamme des 600€.

Après plusieurs prises de contact, je passe commande auprès de la Maison de la Mouche, à Paris, en commandant celle en soie de #8 pour moi, et en soie de #9 pour l’ami Julien, qui l’utilisera également pour le brochet.

Prix de vente TTC : 199€.

Très rapidement, les cannes sont disponibles en boutique, et c’est avec l’excitation d’un gosse qui vient d’avoir un nouveau jouet, que je me cale une sortie Black Bass pour tester cette #8.

Ce jour là, le coup de froid qui touche la France ne favorise pas l’activité du poisson, et c’est sans aucune touche que je rentre dans mes pénates.

Néanmoins, j’ai pu tester la canne avec beaucoup de plaisir à lancer des poppers en poils de cervidé, et des streamers lestés de plus grande taille, jusqu’à H2. La canne est légère, puissante, elle travaille dans un premier temps sur le premier tiers, mais on sent qu’elle est prête à plier bien plus loin sur un gros poisson. C’est bluffant de pêcher avec une soie de #8 qui laisse l’impression d’une soie de #5.

Côté cosmétique, je la trouve superbe, mais ceci est très subjectif !

Vivement qu’un beau Bass la fasse plier !

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La canne sur sa housse individuelle

Le porte moulinet

Le porte moulinet

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Je reviendrai sur cette canne durant la saison, après plusieurs sorties, afin d’affiner le descriptif de cette canne St Croix Mojo Bass Fly.

Premier brochet à la mouche en float tube.


Il y a de cela presque un an, je cassais ma tirelire pour m’offrir une petite embarcation, peu encombrante, facile à mettre en place, et surtout, simple d’utilisation, ou la pêche est possible sans a avoir en tête autre chose que : LA PÊCHE !

Vous l’aurez compris, je suis le capitaine d’un magnifique rafiot monoplace appelé float tube. Et je dois bien l’avouer, la pêche prend un tout autre horizon, une autre dimension.

Bref, maintenant que vous savez que je suis riche dans mon coeur et dans ma pêche, mais fauché question blé, entrons dans le vif du sujet.

Le float et la flotte me manquaient beaucoup, et il fallait absolument que je trouve un coin réunissant plusieurs critères, à savoir, me permettre de pêcher le brochet à la mouche, tout en étant installé sur mon float tube.

Après plusieurs repérages, depuis la vue satellite de Google Maps jusqu’aux investigations de terrain, c’est sur un coin de Seine que je me suis jeté à l’eau.

Que l'on est bien sur son foat tube !

Que l’on est bien sur son foat tube !

Armé de ma Greys Salt de 9′ soie de #9, je commence par prospecter la rive droite. Les obstacles sont très nombreux, et il est parfois de difficile de lancer son streamer dans ces enchevêtrements de branches et de bois morts. Néanmoins, je fini par avoir une première touche, un petit brochet monte attaquer la queue de mon leurre. Je continue ma progression, et un nouveau petit brochet se manifeste, mais sans attaquer franchement.

Une chose est certaine, s’il y a des petits brochets ici, c’est qu’il y a des parents brochets également qui les ont naturellement mis au monde. Je change de streamer, pour un légèrement plus petit, et un peu plus vif en couleur. Je le prends également un peu plus lesté, pour pêcher un peu plus creux, et accentuer l’animation lors des phases de descentes.

Le secteur est encore long, et je dois bien avouer que si le float tube est un excellent moyen de prospecter avec précision et minutie la plupart des zones de pêche, il faut également reconnaitre que la vitesse de déplacement n’est pas son fort. Je décide donc de rebrousser chemin, en pêchant la rive gauche. La configuration est presque identique, mais il y a moins de bois mort, et il est plus aisé d’atteindre la bordure. (Et ça fait bien trois heures que je palme ! ).

Je repère un spot, une trouée plus précisément, où je peut atteindre la bordure, et ainsi faire évoluer ma mouche le long de la descente en revenant vers ma position. Je lance en deux ou trois faux lancers, le pose ma mouche a moins de 10 cm de la bordure. Légère animation, je laisse la mouche couler, je réitère mon animation, puis je laisse la mouche à nouveau redescendre vers le fond. Au moment de reprendre contact, je sens une résistance. Je ferre, même si dans un premier temps je pense avoir piqué ma mouche dans un bois mort… La canne est merveilleusement pliée, mais rien ne bouge…

Puis, la soie vibre, je ressens nettement des coups de tête, et en continuant à tirer sur ma canne, je vois ma soie partir vers le large. Aucun doute, c’est bien un poisson qui est au bout de ma ligne, je n’en crois pas mes yeux, le blank est complètement cintré, et le poisson me prend de la soie !

Je palme en direction du centre de la rivière, afin de mener le combat sans risquer de voir ce poisson, non identifié à ce moment là, se mettre à l’abris dans un obstacle de bordure.

Je récupère de la soie, le poisson remonte à la surface, et là, le doute s’évapore, c’est bien un brochet qui a engamé mon streamer, et il n’a pas l’air vilain. Le combat est rude, je ne vois pas ma mouche, qui a disparu dans sa gueule armé de quelques 700 dents… A ce moment là, je suis bien content d’avoir mis en pointe un brin en fluoro-carbone en 90/100 (Le PIKE-LEADER de la société Parallelium). C’est très gros, mais c’est hyper résistant.

Le brochet replonge, remonte, passe sous mon float tube, c’est très grisant de le voir dans cette eau relativement claire. Je le loupe à deux reprises pour le saisir comme il faut par le dessous de sa gueule, la troisième est la bonne !!! Ca y est, je le tiens mon premier brochet à la mouche, et en float tube qui plus est !!!

Magnifique robe marbrée.

Magnifique robe marbrée.

Je remets mon captif du moment en liberté, qui me laisse l’observer une dernière fois avant de repartir vers les profondeurs rassurantes de son lieu de vie.

Au revoir joli brochet.

Au revoir joli brochet.

Je continue mon retour vers la zone de mise à l’eau, sans touche. Peut importe. Je suis heureux, je dirais même HEUREUX, simplement, grandement, me perdant dans les superlatifs qui illustrent ma joie.

Le streamer du jour.

Le streamer du jour.

C’est certain, je reviendrai.

Vive la pêche à la mouche, vive le float tube !!!

Première truite Pyrénéenne


Depuis 2010, année zéro de ma pratique de la pêche à la mouche, j’ai eu l’occasion de pratiquer dans quelques jolies rivières, aussi bien en plaine, en montagne, ou encore dans des gorges. Cependant, hormis des tacons, je n’ai jamais réussi à prendre, ou du moins à mettre à l’épuisette, la moindre truite pyrénéenne !

Cependant, en juin dernier, les occasions n’ont pas manqué ! Je dirais même que je n’ai jamais autant pêché les Gaves en si peu de temps. Mais mon manque de pratique sur ce genre de rivière et, il faut le dire, un peu de malchance, m’ont vu perdre trois énormes truites des Gaves, entre quarante et soixante centimètres… L’une à cause d’un ferrage trop tardif, l’autre car elle a pris mon sedge au moment où j’arrachais les quelques centimètres de soie encore sortis, et enfin la dernière, la plus grosse, qui m’a gratifié d’un superbe gobage tout en finesse, mais dont le combat a été très étrange. En effet, après avoir aspiré ma sèche, cette truite s’est, dans son effort de survie, enroulée autour de mon bas de ligne. J’ai ainsi ramené une truite saucissonnée jusqu’à deux ou trou mètres de mon épuisette, lorsque je l’ai vu se débobiner puis, de nouveau libre de ses nageoires, elle a accéléré comme une balle pour, bien malgré moi, rejoindre une petite fosse bordée de rochers qui ont eu raison de ma pointe…

Bref, lors de cette dernière sortie pêche à la mouche sur les Gaves, fin juin, je n’en menais pas large. Sans pression, mais malgré moi, je n’arrivais pas à penser que si aujourd’hui était un jour sans, je ne caresserais pas le rêve de prendre une truite sauvage avant l’année prochaine…

Et si le début d’après midi fut compliqué avec quelques insectes mais aucun gobages, Richard et moi aperçûmes régulièrement de petites truites et quelques tacons.

Le résultat demeura vierge, et sans concertation superflue, nous partîmes vers notre ultime secteur, un superbe pool qui m’a vu il y a quelques jours, manquer ces trois si belles truites.

Après plusieurs dizaines de minutes de marche dans cette nature luxuriante, nous parvînmes enfin à notre dernier spot de pêche de la saison, dans une atmosphère particulière.

Pas de gobage. Cependant, je tentai le petit pool du fameux « trois loupés », et là, malgré ma vigilance, je me fis encore surprendre par une truite gobeuse sur les derniers centimètres de ma dérive, et ce fut encore loupé ! Pfffffffff…

Richard me re-motiva. Devant nous, des tacons gobaient le tout venant. Je parvins à en toucher un ou deux, souvent décrochés peu de temps après la touche, car ma mouche était un peu trop grosse pour ces bébés saumons.

Nous progressâmes et traversâmes la veine d’eau pour tenter de prendre une de ces nombreuses truites que nous observions gober dans les remous.

Après un autre tacon manqué, ce fut cette fois ci une truite qui goba ma mouche de mai, et qui me fit l’immense joie de venir se loger dans le filet de mon épuisette. Richard avait tout filmé, et je pus conjurer le mauvais sort. Une fois la truite de nouveau à l’eau, je réalisai qu’il ne faut jamais baisser les bras.

J’en manquerais une autre, plus grosse, qui parviendra à couper la pointe de mon bas de ligne, sur un rocher.

C’est à la lampe frontale que nous rebroussâmes chemin, la tête pleine d’images que seule la nature est capable de nous offrir, ma St Croix Impérial Fly 9′ #5 équipée de mon Vosseler DC2 « Maison de la Mouche » à la main. Une fois dans la voiture, nous retrouvâmes la parole, et nous ne pûmes nous empêcher d’évoquer avec passion, notre future journée de pêche…

Pêche à la mouche à Villedieu sur Indre.


Depuis notre dernière session carpe en octobre dernier, nous n’étions pas retourné à la pêche ensemble, Julien et moi.

A l’occasion d’un séjour commun dans notre cher Indre natal, il nous était impossible de ne pas envisager une sortie pêche, et qui plus est à la mouche.

L’eau étant encore un peu teintée par les récents épisodes pluvieux, nous étions à la recherche d’un secteur peu profond, afin d’optimiser nos possibilités de prendre un poisson en sèche.

Finalement, c’est sur l’Indre, à Villedieu exactement, que nous sortons en ce dimanche ensoleillé, les premiers mètres de soie communs de l’année 2015.

Le cadre est somptueux, l’eau est assez claire pour cette rivière de seconde catégorie, la végétation aquatique est abondante et fleurie… Mais il manque un élément primordial pour nous, pêcheur : les poissons !

En effet, équipés de nos polarisantes, nous n’observons pas de poissons dans les secteurs intéressants.

Pas grave, on se met tout de même à faire dériver nos imitations sur les différentes veines d’eau, ça permet de garder la main !


En changeant de pool, depuis un pont, on fini par apercevoir un léger mouvement en amont d’un herbier, en fin de lisse. Ce sont bien trois chevesnes qui sont en poste !

Je tente ma chance, je dépose ma mouche un peu trop à droite, je relance immédiatement un peu plus à gauche, la mouche dérive sans draguer, le chevesne suit, gobe énergiquement, pendu !!!

Petit combat fort sympathique, et remise à l’eau instantanée, ça fait plaisir de leurrer avec sa mouche un poisson en poste, et à vue !

Deux ou trois autres suivront, leurrer par une mouche de mai.

Cette sortie de pêche a également été l’occasion pour moi de tester mon nouveau combo, mon Vosseler DC2 spoolé d’une Scientific Angler VPT #5 sur ma nouvelle canne, la Greys XF2 Streamflex en 9’#5, dont j’ai pu apprécier la délicatesse et la puissance mesurée de ce blank, même sur des poissons de taille moyenne.

Un article suivra sur la Greys XF2 Streamflex prochainement.

Ce fut un bon entraînement en plus d’un excellent moment partagé, en attendant le mois de juin pour aller sur les gaves…

Coup du soir, Espoir !!!


En cette belle journée d’avril, je me décide finalement à aller faire un tour au bord de l’eau. Pour ces deux jours de repos à la campagne, j’ai calé dans le fond du coffre ma St Croix Imperial Fly en neuf pieds soie de cinq. Ne sachant pas si la température de l’eau a suffisamment augmenté ces derniers temps pour un éventuel début de période de reproduction chez notre cher Monsieur Black Bass, je me suis donc alléger au maximum, et je me suis donc mis en mode « rotengle en surface ».

Le vent est finalement assez fort, et il m’est impossible de voir la moindre activité en surface. pas top, mais qu’importe, je suis à la pêche !

La règlementation étant particulière sur ce plan d’eau publique, il est possible donc de pêcher l’achigan du 1er avril au 30 avril, avant de laisser place à la période des amours du 1er mai jusqu’au 31 juin.

Après avoir visité les habituelles zones de reproduction, aucun bass ne se trouvent sur les nids. Je coupe ma pointe en 12 centièmes plutôt typée truite en rivière pour mettre une pointe en 4 X en fluorocarbone d’une quarantaine de centimètres. J’y noue un petit streamer en marabout noir et hackle grizzli, et je commence ma prospection,

Au bout d’une petite demi-heure, un premier petit bass croque mon streamer, que je remet à l’eau immédiatement. Les yeux sont normaux, tout est normal.

J’arrive sur un autre spot, je commence à nouveau à peigner la zone, et je manque coup sur coup trois semblant de touches, pas franches. J’insiste et je fini par piquer… une belle branche morte d’un saule. Voyant parfaitement ma mouche, je grimpe dans l’arbre, je coupe proprement avec la scie de mon inséparable couteau Suisse cette branche, et je parvient à le récupérer.

C’était moins une, mais j’ai pu sauver mon seul streamer légèrement lesté que je puisse lancer efficacement avec ma soie de 5.

Je continue à longer le bord de l’eau, lorsque j’aperçois, dans une petite percé d’un dédale de branches, un beau Black Bass, à l’affut.

Impossible d’effectuer un faux lancé pour bien présenter la mouche, j’opte pour un lancer un arbalète, qui me permet de faire tomber ma mouche à quelques centimètres du bass. Ce dernier se décale, s’approche, puis attaque ce petit leurre parfaitement présenté, il est pendu !

Là commence un combat comme je n’en n’aie jamais vécu  !!! Je bride à mort le poisson pour ne pas qu’il gagne de terrain, il n’y en a pas ! Il parvient à partir à gauche alors que la St Croix est pliées en deux et qu’elle travaille bien sur toute la longueur du blanck. Le frein de mon Vosseler DC2 est parfaitement bien réglé, mais le bass se loge dans un amas de branche.

Pas le choix, j’ôte rapidement mes chaussures, mes chaussettes, je retrousse comme je peux mon pantalon et j’entre dans l’eau. J’ai l’impression d’être Tom Sawyer, les pieds dans les débris végétaux, en train de tout faire pour capturer ce poisson, et le remettre à l’eau aussitôt.

J’attrape ce fagot de branches, je libère le Bass, et le rodéo continue ! Finalement, je parviens à le faire passer une fois devant moi, et je réussi à l’attraper par la bouche !

Black Bass pris dans une trouée de branches

Black Bass pris dans une trouée de branches

C’est un magnifique Black Bass, qui n’est pas encore concentré sur sa période de reproduction,  et qui affiche une taille d’environ 50 centimètres. Excellent !!!

Une fois remis à l’eau, je me fais un petit bain de pieds à l’eau de l’étang, et je reprends ma marche, le sourire aux lèvres.

Remise à l'eau.

Remise à l’eau.

Le temps s’est déjà bien écoulé, il me faut partir, mais finalement, mon petit coup du soir a été parfait !

Vivement début juillet que je puisse retourner sur ce plan d’eau pour tenter une approche plus en surface.